2021 : les RH gardent le cap malgré une année complexe

2021 : les RH gardent le cap malgré une année complexe

Il y a 12 mois, alors que l’année 2020 arrivait (enfin) à son terme, 2021 était déjà présente dans toutes les têtes. Fantasmée, elle était attendue avec impatience, notamment par les RH, éreintés par cette première année de crise sanitaire.

Alors que l’année 2021 va s’achever dans quelques jours, quel bilan peut-on en dresser ?

Comment ont évolué les priorités métiers des services Ressources Humaines dans ce contexte mouvant ? Enfin, dans quel état d’esprit et avec quels bagages les RH abordent-ils l’année 2022 ?

2021 : les RH gardent le cap malgré une année complexe

La digitalisation des processus RH : une tendance forte pourtant reléguée au second plan

2020 a marqué un tournant dans l’accélération de l’adoption d’outils numériques et dans la digitalisation des processus au sein des organisations. En 2021, le sujet est resté dans les priorités1. Les RH, après avoir pallié les urgences, étaient enfin prêtes à reprendre les rênes du projet et avancer vers des objectifs concrets : optimiser la relation avec le collaborateur, aller plus loin dans l’exploitation des données RH (analytique RH) pour accompagner les évolutions de l’entreprise ou plus simplement, faciliter le quotidien de l’équipe RH avec des outils adaptés à leurs besoins.
Malheureusement, la pandémie de COVID-19 qui s’éternise n’a pas laissé de répit aux Ressources Humaines cette année non plus. 18% des professionnels RH estiment que la crise traversée a entraîné le report de projets2. Les améliorations apportées en 2021 ont logiquement été influencées par le contexte. Mise en place de logiciels de gestion des espaces, outils dédiés au travail collaboratif ou encore plateformes de visioconférence : l’accent est mis sur la facilitation des nouveaux modes de travail dans une situation incertaine et amenée à durer.

Et en 2022 ? Pour 72 % des RH, la digitalisation des processus métiers reste une priorité2. La situation exceptionnelle de 2020 devient désormais la norme. Les Ressources Humaines ont appris à gérer cet état de crise permanent, même s’il surcharge un quotidien déjà bien rempli. 90% des RH sont convaincus que l’adoption d’outils numériques leur permettra d’être plus efficaces et de gagner du temps3. S’ils sont prêts à se lancer, 57% d’entre eux citent toutefois le prix comme frein principal au changement digital. Ce pourcentage diminue par rapport à 2020 mais reste un motif de “no go” que les RH ne maîtrisent pas toujours.

Expérience collaborateur et marque employeur : plus que jamais des priorités

79% des entreprises déclarent avoir des difficultés à recruter4. Attirer des candidats est devenu complexe, à tous les niveaux de qualification et dans tous les secteurs d’activité. Les attentes fortes vis-à-vis des conditions de travail, de l’équilibre vie privée/vie professionnelle et des moyens mis à disposition par l’employeur pour réaliser ses tâches font déserter certains milieux.

Du côté de la rétention des talents, le constat est tout aussi sombre. La santé mentale des salariés a été fortement impactée. 29% d’entre eux s’estiment plus stressés qu’avant la crise sanitaire et les arrêts maladie augmentent5. 1 salarié sur 2 souhaite désormais trouver un travail qui a plus de sens6.

Les attentes des travailleurs ont changé et les employeurs n’ont pas tous encore pris la mesure de cette évolution. La qualité de vie prime désormais sur l’emploi en lui-même et la flexibilité accordée, ou non, par l’entreprise à ses salariés devient décisive (télétravail, souplesse des horaires, etc.).C’est pourquoi une vague de démission secoue les entreprises et va continuer de déferler en 2022. Si en France nous ne sommes pas confrontés à une ampleur aussi forte que celle qu’ont pu connaître les États-Unis à l’été 20217, le marché du travail reste tout de même impacté.

Les nouveaux modes de travail ouvrent un champ des possibles séduisant pour certains salariés, parfois contraints de revenir aux habitudes du “monde d’avant” sans aucun enthousiasme, et que rien ne retient dans leur entreprise actuelle. C’est là que l’expérience collaborateur et la marque employeur entrent en jeu. En créant une relation de confiance et d’échange avec les collaborateurs, en travaillant sur un but commun, les RH vont favoriser la rétention des talents face à cette tentation de tout quitter pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. 82% des RH ayant mis en place un programme d’amélioration de l’expérience collaborateur estiment que ce fut un atout dans la crise traversée. Une meilleure communication pour maintenir le lien social, une consultation des salariés sur leurs nouveaux besoins et leur nouvelle organisation de travail ont permis de traverser plus sereinement la période en conservant ses effectifs. Ce succès n’est pas un secret : 70% des RH qui n’ont pas de programme souhaitent initier une démarche suite à la pandémie et ses bouleversements8.

Le travail hybride : à la recherche du bon équilibre

En 2020 le passage au télétravail « forcé » faisait figure de nouveauté. Sa mise en place dans la précipitation avait, à l’époque, engendré de nombreux effets néfastes pour les collaborateurs : isolement, hyperconnectivité, manque de contact humain, démotivation…

Toutefois, pour les entreprises comme pour les salariés, les bénéfices étaient déjà palpables : meilleure productivité, réduction du temps passé dans les transports, autonomie…

Aujourd’hui, presque 2 ans plus tard, 60% des collaborateurs souhaitent continuer à télétravailler au moins la moitié de la semaine9. Le défi pour les RH est alors de trouver le juste équilibre pour ne pas réitérer les erreurs des premiers confinements tout en permettant à ceux qui le souhaitent de bénéficier des avantages du télétravail.

Au fil des mois, les entreprises se sont adaptées à cette nouvelle organisation du travail, en mettant en place des mesures pour accompagner son hybridation : réorganisation des espaces de travail, cartographie et possibilité de réservation des bureaux, visualisation rapide des jours de télétravail de chacun…

D’un point de vue légal, pour encadrer le passage au télétravail, l’employeur a le choix entre le faire dans le cadre d’un accord collectif ou d’une charte, réputée comme étant plus simple à mettre en place. En effet, un accord collectif résulte de négociations réalisées entre l’entreprise et les représentants syndicaux ou les élus du CSE. La rédaction d’une charte bénéficie de plus de souplesse : elle est établie unilatéralement par l’employeur avant d’être soumise à l’avis du CSE. L’entreprise n’est alors pas tenue de suivre l’avis des représentants du personnel, puisque celui-ci n’est que consultatif.

Dans les deux cas, le document final (qu’il soit papier ou dématérialisé), une fois signé par les salariés, permet de prévenir d’éventuels futurs litiges. Il doit ainsi préciser les plages horaires de travail, le droit à la déconnexion, le lieu où s’exerce le télétravail, les clauses de réversibilité…

En 2021, selon les données du ministère du Travail, ce sont ainsi plus de 2 720 accords sur le télétravail qui ont été conclus (contre 1 980 en 2020). Ces chiffres, bien qu’ils soient en hausse, prouvent que la route vers le travail hybride est encore longue. D’autant plus si on les compare aux 4 millions d’entreprises comptées par l’Insee en France.

Toutefois, parmi l’ensemble des accords signés depuis le début de la crise sanitaire, 52% portent sur un télétravail de 2 jours par semaine ou plus10. Un rythme en phase avec les attentes des salariés et qui prouve que la recherche de l’équilibre dans le passage au travail hybride est une préoccupation majeure des Directions des Ressources Humaines en cette fin d’année 2021.

L’hybridation du travail, massivement souhaitée par les salariés, vient donc servir l’objectif d’amélioration de l’expérience collaborateur et constitue par ailleurs, un argument supplémentaire pour digitaliser les processus RH !

Après bientôt 2 ans de pandémie, les Ressources Humaines ont montré qu’elles sont capables de tenir et de continuer à avancer dans l’urgence. De nombreuses transformations ont été mises en place, parfois plus contraintes que choisies, mais le monde du travail s’est vu forcé d’évoluer. Si les RH sont toujours plus sollicitées, elles devront néanmoins en 2022 continuer à innover sur des avancées pensées pour les collaborateurs afin de les attirer et les fidéliser. Outils optimisés, services utiles et à forte valeur ajoutée, management adapté : une nouvelle organisation du travail flexible et axée sur l’autonomie voit le jour, charge aux Ressources Humaines de l’accompagner pour en assurer la réussite.

Sources

  1. Les principaux enjeux de la fonction RH à relever d’ici 2022 – Talentia
  2. Baromètre Future of HR – Deloitte
  3. Baromètre 2021 les RH au quotidien – Éditions Tissot
  4. Enquête “Trésorerie, investissement et croissance des TPE/PME” – BPI France
  5. L’impact de la crise sanitaire sur l’absentéisme en entreprise et les risques psychosociaux – Malakoff Humanis & Harris Interactive
  6. Crise sanitaire : les salariés attendent beaucoup plus de leur employeur en terme de santé psychologique – Psychologies
  7. La “Grande Démission”, le mouvement qui inquiète aux États-Unis – Les Échos
  8. Baromètre L’expérience collaborateur vue par les RH – Parlons RH
  9. Télétravail vs. Bureau : le match en infographie
  10. Entreprises : de plus en plus d’accords de télétravail conclus

Dématérialisation CSE est votre allié

Dématérialisation des bulletins de paie : le CSE est votre allié

En tant qu’unique instance de représentation du personnel dans les entreprises d’au moins 11 salariés, le CSE (Comité Social et Économique) a, depuis 2020, pour mission principale de défendre les intérêts des salariés. À ce titre, il tient souvent à s’assurer de la valeur ajoutée des projets internes qui ont un impact sur le quotidien des collaborateurs.

Il n’est donc pas rare que les services Ressources Humaines qui souhaitent mettre en place un projet de dématérialisation des bulletins de paie soient questionnés sur les bénéfices de la solution retenue.

Dans cet article, nous vous proposons plusieurs conseils visant à fluidifier la communication avec les représentants du personnel pour faire de votre projet un succès commun. 

Au programme : les réponses aux 7 questions les plus fréquemment posées par le CSE dans le cadre de la dématérialisation des bulletins de paie.

Dématérialisation CSE est votre allié

Informer le CSE : une condition de la réussite du projet

En France, la dématérialisation des bulletins de paie est encadrée par le décret n°2016-1762 du 16 décembre 20161. Celui-ci vise à en simplifier la mise en place dans les entreprises. Chaque employeur peut donc, depuis le 1er janvier 2017, décider de manière unilatérale de la mise en place du bulletin de paie électronique. Il doit, en contrepartie, offrir à ses collaborateurs la possibilité de s’y opposer. L’accord préalable des salariés, et a fortiori du CSE, n’est ainsi plus nécessaire depuis l’entrée en vigueur de ce texte. 

Toutefois, solliciter et informer le CSE peut être un excellent moyen de faciliter son adhésion au projet et in fine, celle des salariés. Comme dans tout projet informatique, l’un des enjeux principaux est de favoriser le ralliement des utilisateurs à la démarche. Pour cela, convaincre le CSE des bénéfices du bulletin de paie électronique pour les collaborateurs représente une étape essentielle.

La clé du succès réside alors dans l’anticipation. En effet, l’employeur a le devoir d’informer les salariés de leur droit d’opposition au bulletin de paie électronique au moins un mois avant le premier envoi. Il s’avère donc nécessaire de prévenir le CSE en amont de cette communication interne. L’annonce se fera idéalement entre deux moments clés du projet : le lancement du cahier des charges et le choix du prestataire.

Solution retenue, délai de mise en place, organisation du déploiement… tous ces éléments sont précieux pour les représentants du personnel. Leur communiquer de manière claire témoigne ainsi d’une volonté de transparence vis-à-vis des collaborateurs. Cette démarche permet également de construire un dialogue social pérenne.

Selon les pratiques internes, il peut être décidé d’organiser une réunion extraordinaire sur le sujet ou d’attendre la prochaine réunion CSE prévue au calendrier. Dans les deux cas, il s’agira d’un moment important d’échange entre Direction, RH et représentants du personnel.

En tant qu’instance représentative des salariés, le CSE peut ainsi, s’il est informé du projet suffisamment en amont, être force de proposition pour faciliter l’adhésion des collaborateurs. Or, c’est bien cet objectif de convergence interne que les services RH doivent garder en tête tout au long d’un projet de dématérialisation.

Rassurer et répondre aux interrogations formulées par le CSE

La mission principale du CSE le pousse légitimement à formuler un certain nombre de questions dans le cadre d’un projet qui impacte directement les salariés. Tout l’enjeu pour le service des Ressources Humaines est alors de clarifier les bénéfices de cette innovation pour les collaborateurs et d’apporter des réponses concrètes aux éventuelles objections qui pourraient être formulées.

Grâce aux retours d’expérience de nos clients, nous avons pu établir que les questions les plus fréquemment posées par les représentants du personnel portent sur l’interface permettant aux salariés d’accéder à leurs documents. En effet, cet espace personnel représente leur unique point de contact avec l’outil choisi par la Direction des Ressources Humaines. Il catalyse à ce titre la majorité des interrogations.

Pour anticiper vos échanges avec le CSE, nous vous avons préparé une liste des 7 questions les plus fréquemment posées au sujet des bulletins de paie dématérialisés.

1. Quels sont les bénéfices concrets du bulletin de paie dématérialisé pour les salariés ?

Le format électronique des bulletins de paie les rend accessibles partout et à tout moment par les salariés. Habitués à une véritable instantanéité dans leurs démarches quotidiennes, ils bénéficient ainsi d’une expérience qui converge avec celle qu’ils expérimentent dans leur sphère privée.

De plus, l’espace en ligne mis à leur disposition pour accéder à leurs fiches de paie leur permet également de stocker des documents personnels de manière sécurisée : factures, contrats d’assurance… Ce qui peut s’avérer très utile en cas de perte ou de sinistre.

Enfin, il est important de souligner que la dématérialisation des bulletins de paie représente un gain de productivité important pour le service RH. Le temps de travail habituellement consacré à l’impression, à la mise sous pli et à l’envoi des bulletins peut alors être alloué à des missions bénéfiques à l’expérience collaborateur2.

 

2. Que se passe-t-il lorsqu’un salarié quitte l’entreprise ?

Conformément à l’article D3243-8 du code du travail, l’employeur est tenu de garantir l’accès aux bulletins de paie électroniques de ses salariés pour une durée de 50 ans ou jusqu’au 75 ans du salarié (1).

Dans le cas de l’espace personnel et sécurisé myPrimobox, le départ de l’entreprise ne remet donc aucunement en cause l’accès du salarié à ses fiches de salaire. En effet, chacun conserve à vie un accès gratuit à son espace personnel. Le salarié a également la possibilité d’imprimer l’ensemble de ses documents ou de les transférer sur son ordinateur personnel s’il le souhaite.

 

3. Que se passerait-il si le prestataire de dématérialisation des bulletins de paie venait à disparaître ?

En cas de cessation d’activité du prestataire, l’article 1 du décret 2016-1762 lui impose de prévenir les salariés au moins 3 mois avant la date effective de fermeture du service. Ils doivent alors pouvoir récupérer leurs bulletins de paie sans manipulation complexe ou répétitive et « dans un format électronique structuré et couramment utilisé ».

En cas de disparition, Primobox mettrait alors en place un système permettant de récupérer simplement les bulletins de paie présents sur les espaces myPrimobox des salariés.

 

4. L’employeur peut-il avoir accès aux documents stockés dans les espaces personnels de ses salariés ?

Chaque espace myPrimobox est individuel et personnel. Il est protégé par un mot de passe choisi par le salarié lors de l’activation de son compte. L’employeur ne pourra en aucun cas y avoir accès, il appartient au salarié et à lui seul.

 

5. Quel est l’impact de la mise en place de la dématérialisation des bulletins de paie pour les salariés qui n’ont pas d’adresse email ?

Les salariés qui ne disposeraient pas d’adresse email peuvent continuer à recevoir leurs bulletins de paie au format papier. En effet, conformément au décret 2016-1762, chaque salarié a le droit de refuser le bulletin de paie électronique. Dans ce cas, l’employeur doit enregistrer le refus et rétablir le bulletin au format papier sous 3 mois maximum.

Grâce à la solution DEMAT RH, le service RH peut modifier le mode de réception des bulletins en 1 clic, ou permettre aux salariés d’effectuer eux-mêmes ce changement.

 

6. Les données des salariés sont-elles hébergées de manière sécurisée ?

Tous les applicatifs de Primobox sont hébergés en France dans des data centers certifiés ISO 27001. Ce certificat, délivré par l’Afnor, constitue l’une des normes les plus exigeantes en matière de sécurité des systèmes d’information. En parallèle, Primobox a initié une démarche de « Bug Bounty » pour accroître la sécurité des données hébergées. Elle consiste à solliciter des hackers éthiques qui réalisent des tests d’intrusion de manière inopinée et recherchent d’éventuelles vulnérabilités du système.

 

7. Les personnes qui n’ont pas d’ordinateur à domicile (ou qui ne sont pas à l’aise avec l’informatique) peuvent-elles accéder à leurs bulletins de paie électroniques ?

Pour simplifier l’accès des utilisateurs ne disposant pas d’un ordinateur personnel, une application mobile gratuite est disponible sous Android et iOS. Chaque salarié peut ainsi indifféremment accéder à son espace myPrimobox depuis l’interface web ou depuis l’une de ces applications. L’accessibilité des documents est alors renforcée. L’expérience utilisateur est pensée pour être intuitive et pour faciliter la navigation de ceux étant moins à l’aise avec le numérique. En cas de difficulté, les salariés peuvent également compter sur les conseils d’une équipe support efficace et réactive. Les utilisateurs myPrimobox ayant sollicité ce service lui accordent la note moyenne de 8,6/10 sur Avis Vérifiés.

Pour aller plus loin dans l’accompagnement au changement que nécessite un projet de dématérialisation RH, Primobox met à disposition des services RH, un kit de communication. Celui-ci permet de démontrer les bénéfices du projet pour les collaborateurs et les représentants du personnel. Un moyen supplémentaire de renforcer leur adhésion et de faire du CSE votre principal allié dans le cadre de votre projet de dématérialisation des bulletins de paie !

Sources

  1. L’actualité du droit des nouvelles technologies | La dématérialisation des bulletins de paie
  2. Digitalisation des entreprises : quels bénéfices pour les RH et le CSE ?

OGF dématérialise ses 6 000 bulletins de paie avec DEMAT RH

Le groupe OGF dématérialise ses 6 000 bulletins de paie avec DEMAT RH de Primobox

OGF, premier opérateur de services funéraires en France, accompagne les familles en deuil dans l’organisation et la personnalisation du parcours d’obsèques à travers ses enseignes de renom : PFG, Roblot, Henri de Borniol, Dignité funéraire. Le Groupe développe également depuis 200 ans des expertises intégrées dans tous les domaines en lien avec son cœur de métier. Il est ainsi le référent de la prévoyance obsèques, de la marbrerie funéraire, de la construction et de la gestion des crématoriums, maisons funéraires et cimetières, du transport de défunt et le premier fabricant de cercueils en bois massif européen. Il emploie plus de 6 000 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de plus de 700 millions d’euros TTC.

La distribution des bulletins de paie : un processus à optimiser

Historiquement, les bulletins de paie étaient traités au format papier. Une fois élaborés par l’équipe paie, ils étaient imprimés, triés et adressés à des sites centralisateurs pour une remise en main propre à chaque collaborateur. Ceux-ci n’étant pas toujours présents le jour de la distribution, il arrivait qu’ils obtiennent leur bulletin tardivement. Parfois la fiche de paie se perdait et le service des Ressources Humaines devait émettre des duplicatas. Avec 70 points de livraisons sur 52 secteurs, 6 directions régionales et 2 usines, cette gestion n’était pas satisfaisante pour les salariés ni pour les Ressources Humaines.

Rapidité de mise en place et réactivité : deux critères essentiels

La Direction de l’Administration du Personnel du groupe OGF, souhaitait améliorer ce fonctionnement depuis plusieurs années. Ayant déjà expérimenté des logiciels informatiques lourds et complexes, deux critères en particulier apparaissent comme essentiels. Chantal Moret, Directrice chargée de l’Administration du Personnel, nous explique : « nous souhaitions dématérialiser les bulletins de paie avec une solution facile d’accès et ergonomique. Mais surtout, nous cherchions un partenaire réactif pour nous accompagner en cas de besoin ». Après des échanges avec les équipes commerciales et customer mais aussi quelques clients utilisateurs, OGF choisit DEMAT RH. « Nous avons été convaincus par les interlocuteurs chez Primobox mais surtout par le service. Notre chargée de compte dédiée est absolument extraordinaire, d’une réactivité et d’une disponibilité hors pair. Elle répond à nos questions dans les 24h maximum quand d’autres prestataires nous font attendre des semaines. »

Communication interne & adhésion collaborateur

En janvier 2020, les premiers bulletins de salaire dématérialisés sont envoyés aux salariés. En amont, une campagne de communication interne a été lancée : « une communication claire et régulière est essentielle pour préparer les collaborateurs au changement. » Avec un taux de dématérialisation de 89%, le projet est bien accueilli : « l’équipe RH gagne du temps et les collaborateurs peuvent se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée » nous précise Chantal Moret. Côté collaborateurs les retours sont aussi très positifs. Toujours dans une démarche proactive, les RH les interrogent sur ce nouveau processus. « Nous avons mené un sondage auprès des salariés et les retours sont très enthousiastes. Ils trouvent myPrimobox simple d’utilisation, fluide et très pratique. Ils apprécient de pouvoir prendre connaissance des détails de leur rémunération dès son versement et de ne plus gérer le papier et les risques de pertes liés. » Chantal Moret ajoute : « nous continuons de communiquer régulièrement sur le sujet pour convertir les collaborateurs qui ne seraient pas encore passés au bulletin dématérialisé. Notre objectif est d’améliorer encore le taux de dématérialisation. »

Le timing de mise en place est particulièrement approprié, puisque 3 mois après le lancement, le COVID-19 vient perturber le monde du travail. En effet, OGF utilise DEMAT RH et l’espace personnel salarié myPrimobox pour transmettre d’autres documents que le seul bulletin de salaire. Lors de la pandémie, avec des services postaux à l’arrêt, cela a permis de diffuser le journal interne de l’entreprise mais aussi des informations importantes pour la continuité d’activité du groupe (gratuité de la garde d’enfant pour les salariés, protocoles sanitaires, etc).

À l’avenir, OGF souhaite aller plus loin sur la digitalisation des processus RH. Grâce à la signature électronique, l’entreprise envisage de dématérialiser les 2 000 contrats de travail annuels émis par le groupe afin de réduire les délais de signature, fluidifier les échanges avec le terrain et supprimer la numérisation des contrats pour sauvegarde.


Pas de fusion-acquisition fructueuse sans une bonne communication RH

Pas de fusion-acquisition fructueuse sans une bonne communication RH

Le nombre de fusions-acquisitions a augmenté de 18% au deuxième semestre 20201. En cause, le terreau fertile créé par la crise sanitaire. En effet, au cours de cette période, de nombreuses entreprises ont pris conscience de manière accélérée des enjeux qui les attendaient : nécessité d’innover, de passer au tout numérique, de recentrer leur activité ou au contraire de la diversifier… Les opérations de rachat d’entreprises se sont alors multipliées.

En réalité, 60% d’entre elles se solderont vraisemblablement par un échec.

Dans la plupart des cas, c’est l’importance trop faible accordée au facteur humain qui sera à l’origine de la déconvenue2.

Souvent vue comme une opération financière avant tout, une « fusacq » représente pourtant, pour les salariés des deux entreprises qui se rapprochent, une période d’incertitude. Celle-ci peut, si la situation n’est pas prise en main par la Direction des Ressources Humaines, mener à un désengagement des collaborateurs, à des incompréhensions et, in fine, à l’échec de l’opération.

Pour ne pas en arriver là, les RH ont un rôle essentiel à jouer en instaurant une communication régulière et transparente avec les collaborateurs.

Quels objectifs les Ressources Humaines peuvent-elles se fixer dans le cadre d’une fusion-acquisition ? Quels sont les risques d’une mauvaise communication RH ? Comment mettre en place une communication interne efficace dans le cadre d’un tel projet ?

Pas de fusion-acquisition fructueuse sans une bonne communication RH

Les objectifs de la communication RH dans le cadre d’une fusion-acquisition

Les conditions du succès d’une opération de fusion-acquisition sont propres à chaque entreprise. Il peut, par exemple, s’agir d’améliorer la rentabilité, de conquérir de nouvelles parts de marché, de réaliser des économies d’échelles…

Quels que soient les indicateurs de performance retenus, plusieurs objectifs vont devoir être atteints sur le plan Humain pour que l’opération puisse être qualifiée de succès à l’heure où il faudra en dresser un bilan.

Le premier objectif de la communication RH interne dans le cadre d’une fusacq est de maintenir l’engagement des collaborateurs tout au long du processus. En effet, en amont de l’annonce officielle de l’acquisition, de nombreuses rumeurs peuvent voir le jour et conduire à des spéculations. Le risque est que la performance opérationnelle des équipes s’en ressente3 : la qualité des produits et services et le chiffre d’affaires peuvent, par exemple, être directement impactés.

En deuxième lieu, la communication RH a un rôle crucial à jouer pour limiter le turnover des équipes. Pour atteindre cet objectif, l’équipe RH doit avoir à cœur de rassurer et de limiter le stress des salariés. En effet, l’incertitude dans laquelle ils se trouvent au moment d’une acquisition est un facteur pouvant déclencher une vague de départs à la fois importante et non souhaitée.

Enfin, l’équipe RH va pouvoir intervenir sur un troisième volet : celui de l’instauration d’un contexte favorable aux synergies, condition sine qua non du succès de la fusacq. Pour cela, il est nécessaire d’obtenir l’adhésion des salariés des deux entreprises pour limiter la résistance au changement. Il va alors falloir convaincre la majorité des salariés des avantages de cette acquisition.

Préparer la communication RH pendant la phase amont du projet

Pour répondre à ces objectifs, il est important d’élaborer une véritable stratégie de communication RH. Celle-ci permet notamment de bien cadrer la phase qui précède l’annonce officielle. La première étape consiste alors à nommer un chef de projet. Véritable chef d’orchestre, cette personne aura pour mission de coordonner les différentes actions et interlocuteurs en interne. Le projet ayant vocation à courir sur plusieurs mois, il pourra être judicieux de réaliser un plan de communication. Celui-ci pourra notamment contenir les objectifs à atteindre, la durée de chaque action ainsi que le budget associé4. À chaque objectif pourra être associée une estimation du risque encouru en cas de non atteinte de celui-ci. Nous pouvons, par exemple, citer la nécessité d’identifier les collaborateurs clés qui devront être fidélisés à court ou à plus long terme5. Dans le cadre de cet exemple, en cas de non atteinte de cet objectif, le risque est de voir partir des ressources qui détiennent une grande partie de l’historique ou du savoir-faire de l’entreprise acquise. Une menace particulièrement prégnante dans le cadre du rachat d’une entreprise évoluant sur un marché non maîtrisé par la société acquéreuse.

La phase amont du projet sera également l’occasion de préparer l’annonce de cette acquisition : quels bénéfices souhaite-t-on mettre en avant : pour les salariés ? pour les clients ? pour la qualité des produits et services ? Il faudra alors veiller, dès les premiers temps à communiquer des jalons et des objectifs à l’ensemble des collaborateurs. Pour cela, il apparaît nécessaire de préparer un support de présentation qui permettra de structurer le discours lors de l’annonce officielle.

Pour réaliser ces différentes actions, les RH ont tout intérêt à identifier les personnes qui vont pouvoir intervenir à leurs côtés. C’est notamment le cas des équipes de communication interne, des directeurs et des managers par exemple.

Après l‘annonce, miser sur l’accompagnement au changement

Une fois l’annonce faite en interne, s’ensuit une période déterminante dans le succès de l’opération globale. Les collaborateurs vont inévitablement être amenés à s’interroger : vais-je conserver mon poste ? Mes avantages vont-ils évoluer ? Vais-je avoir un nouveau manager ? Plus le service RH jouera la carte de la transparence, plus il aura de chances de remporter l’adhésion des plus sceptiques.

Plusieurs canaux de communication peuvent alors être utilisés. Pour les annonces officielles et les grands messages (déménagement, plan de sauvegarde de l’emploi, plan de départ volontaire…), les communications orales seront à privilégier afin de donner aux collaborateurs la possibilité de poser leurs questions. Elles pourront être faites, selon le degré d’importance du message, soit par la direction directement soit par l’intermédiaire des managers qui auront eu la primeur de l’information. Si vous comptez vous appuyer sur vos managers pour relayer les informations en interne, ne sous-estimez pas l’importance de les former à des techniques d’accompagnement au changement. Certains d’entre eux pourraient en effet se sentir démunis face aux objections formulées par les membres de leur équipe.

Pour synthétiser les informations communiquées oralement ou pour y apporter des précisions suite à des questions posées par des collaborateurs, un support écrit pourra faire suite au canal oral. Que celui-ci prenne la forme d’une newsletter interne, d’une note d’information ou d’une fiche de questions/réponses, il donnera aux collaborateurs la possibilité d’assimiler les informations et de s’y référer ultérieurement en cas d’interrogation. A noter que l’ensemble de ces documents peuvent être envoyés de manière dématérialisée pour en simplifier l’accès.

Dans les premiers temps du rachat, il est également primordial d’organiser des temps de rencontre et d’échange entre les collaborateurs des deux entreprises. Séminaire, team-building… Ce n’est qu’en commençant à bâtir une histoire commune qu’une culture d’entreprise unique pourra émerger.

Parmi les différentes techniques d’accompagnement au changement qui peuvent être appliquées, celle de la co-construction6 est particulièrement intéressante. Elle consiste à impliquer les salariés des deux entreprises dans l’écriture de la nouvelle page de l’histoire de leur société. Cette démarche pourra prendre la forme d’ateliers auxquels assisteront des salariés des deux entreprises. Ces sessions permettront, par exemple, de :

  • imaginer l’avenir des différents produits
  • comparer les outils en place dans chaque entreprise en vue de les harmoniser
  • définir des méthodes de travail et process communs.

Dans le cadre d’une fusion-acquisition, il est à noter que le rôle du service RH continue à être déterminant au-delà de l’apparition des premières synergies. Il est en effet crucial de communiquer auprès des collaborateurs sur les bénéfices de cette opération. Des équipes des deux entreprises ont travaillé main dans la main pour signer un gros projet ? Parlez-en dans votre newsletter interne, remerciez les principaux intéressés et célébrez tous les succès de cette fusion-acquisition. Autant de signaux positifs envoyés à vos collaborateurs qui contribuent à sceller le destin des deux entreprises.

Sources

  1. https://www.pwc.fr/fr/espace-presse/communiques-de-presse/2021/mars/la-valeur-des-fusions-acquisitions-explose-au-deuxieme-semestre-2020.html
  2. https://akoya.group/wp-content/uploads/2017/04/AkoyaDisrupt-MA-Guide_pratique.pdf
  3. https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/reussir-les-fusions-acquisitions-limportance-critique-de-laccompagnement-humain-131413
  4. https://www.fusacq.com/ae14,comment-la-communication-interne-peut-elle-favoriser-l-integration-du-personnel-lorsqu-il-y-a-fusion-d-entreprises
  5. https://www.daf-mag.fr/Thematique/gestion-risque-1241/Breves/reduisez-risques-echec-grace-audit-339343.htm
  6. https://www.wavestone.com/app/uploads/2017/09/conduite-du-changement.pdf

CPA et dématérialisation des bulletins de paie

CPA et dématérialisation des bulletins de paie : que faut-il savoir ?

Entreprenariat, reconversion, mobilité interne… Les actifs d’aujourd’hui sont sujets à une plus forte dynamisation de leur carrière et ne restent plus au même poste toute leur vie. Qu’il s’agisse de changement d’entreprise ou seulement de poste, le marché actuel est favorable à une certaine flexibilité des travailleurs et l’accessibilité à certains postes auparavant compliquée en est simplifiée. C’est dans ce cadre de liberté que le Compte Personnel d’Activité (CPA) est né.

 

CPA et dématérialisation des bulletins de paie

 

Mis en place par l’État dans le cadre de la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels (dite “Loi Travail”) du 8 août 2016, le Compte Personnel d’Activité (CPA) était initialement conçu pour accorder à chaque travailleur français un compte personnel unique lui permettant de suivre plus facilement son parcours professionnel. Le compte étant associé à l’individu et non à son emploi, il permettait d’assurer un accompagnement continu et personnalisé de la personne tout au long de sa carrière.

 

À cette fin, le CPA disposait à l’origine de plusieurs fonctionnalités au bénéfice de chaque travailleur, comprenant notamment :

  • un accès facilité à des formations, permettant à chaque travailleur d’avoir annuellement un crédit pour financer certaines formations proposées sur la plateforme (nommée CPF, Compte Personnel de Formation)
  • une reconnaissance des activité bénévoles et volontaires permettant une validation des acquis liés à ces activités (nommée CEC, Compte d’Engagement Citoyen) ;
  • une acquisition de “points” pour les salariés travaillant dans des conditions à risques (nommée C2P, Compte Professionnel de Prévention)
  • un accompagnement dans le cadre de divers projets, notamment dans l’entreprenariat
  • une consultation à tout moment de ses bulletins de paie, si son employeur les lui transmettait par voie dématérialisée

 

Dans le cadre de cette dernière possibilité et en tant que prestataire de services de dématérialisation RH, Primobox a permis, dès janvier 2017, le transfert des bulletins de paie de ses utilisateurs au sein du CPA, se rendant ainsi conforme à cette nouvelle législation.

 

Cette possibilité a cependant été de courte durée, le CPA n’étant plus accessible depuis novembre 2019. Le site internet dédié ne peut désormais plus être consulté et ne permet plus l’accès à ses bulletins de paie.

 

Si les textes relatifs à l’accès à ses bulletins de paie dématérialisés dans le cadre du CPA n’ont pas tous été mis à jour, ce dernier a, en pratique, laissé place à une dénomination commune regroupant uniquement les comptes CPF, CEC et C2P.

Il n’est donc plus possible pour les prestataires de services de dématérialisation RH de déposer les bulletins de paie de leurs utilisateurs au sein du CPA, la connexion entre les prestataires et le compte personnel d’activité étant rompue. À ce jour, aucune alternative n’a été proposée.


Fracture numérique inclusion

Fracture numérique : comment mettre en place une dématérialisation RH inclusive ?

Si la dématérialisation des documents RH (bulletin de paie, contrat de travail, solde de tout compte…) les rend, dans la majorité des cas, plus facilement accessibles aux salariés, le bénéfice n’est toutefois pas systématique. En effet, pour 17% de la population française qui souffre d’illectronisme, ou illettrisme numérique (1), la digitalisation croissante des entreprises peut représenter un frein dans l’accès à l’information. Ne pas avoir d’ordinateur à domicile, ne pas avoir accès à internet ou ne pas savoir utiliser les outils numériques peuvent s’apparenter à de véritables obstacles. Nous parlerons alors de fracture numérique pour désigner les inégalités dans l’accès et dans l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication.

Dans certaines situations, les services des Ressources Humaines souhaitant dématérialiser les documents de leurs collaborateurs peuvent ainsi craindre une levée de boucliers.

Quels sont les risques de la fracture numérique dans le cadre d’un projet de dématérialisation RH ? Quels sont les points de vigilance à observer pour éviter la fracture sociale ?

Fracture numérique et dématérialisation RH : quels risques pour les organisations ?

Selon une étude de l’INSEE1, les personnes aux revenus les plus modestes, les plus âgées et les moins diplômées sont les plus touchées par les inégalités d’accès au numérique. La fracture engendrée n’impacte donc pas toutes les organisations de la même manière. Les plus touchées sont alors celles dans lesquelles les populations ayant une faible appétence pour le numérique sont sur-représentées.

Pour ces organisations, la digitalisation croissante des processus, et a fortiori celle des RH, présente 3 risques principaux :

  • Être perçue comme un acte volontaire de la part de la direction qui consisterait à déshumaniser les relations sociales au sein de l’organisation, à privilégier les collaborateurs les plus à l’aise avec internet et à chercher avant tout à faire des économies.
  • Complexifier l’accès aux documents lorsque le parcours utilisateur a été mal conçu et qu’il est difficile d’obtenir une quelconque assistance technique.
  • Exclure les collaborateurs ayant des difficultés avec les outils numériques, que ce soit en raison d’un manque d’équipement, d’une difficulté dans l’usage, d’une mauvaise maîtrise de la langue française ou encore d’une mauvaise couverture en réseau internet.

Face à une population a priori moins appétente, les services Ressources Humaines vont avoir tendance à anticiper la fracture sociale que pourrait engendrer la dématérialisation des documents RH. Les difficultés pressenties par la Direction ou par le CSE (Comité Économique et Social) peuvent alors prendre le pas sur les bénéfices attendus. Tout l’enjeu est alors de remporter l’adhésion des collaborateurs. Pour cela, il sera opportun de démontrer aux plus frileux que le virage du numérique peut se faire de manière indolore et même présenter des opportunités.

Simplifier l’usage, une priorité

Dans le cadre d’un projet de dématérialisation des documents RH, le principal obstacle des collaborateurs qui se sentent exclus des usages du numérique va être lié à l’accessibilité de ces documents. Ce sont donc à la fois la simplicité d’usage des outils mis à leur disposition et l’accompagnement proposé qui sont en jeu. Les difficultés rencontrées vont alors être de nature différente et nécessiter des réponses différentes.

Pour certaines catégories de populations, l’accès à leurs documents dématérialisés sera plus difficile en raison d’un manque d’équipement informatique. C’est par exemple le cas des collaborateurs ne travaillant pas sur ordinateur au quotidien et ne disposant pas non plus d’un ordinateur personnel à domicile. Pour pallier cet écueil, il est indispensable de veiller à ce que la solution proposée soit accessible depuis un maximum de supports différents : smartphone, PC et tablette. C’est dans cette optique qu’a été conçue la solution myPrimobox qui permet aux collaborateurs de retrouver les documents mis à disposition par leur employeur sur un espace personnel en ligne. Elle est accessible aussi bien via un navigateur que via une application mobile. Cette dernière est disponible gratuitement (sous Android et iOS) et complète efficacement la version web de myPrimobox avec un objectif principal : proposer une expérience utilisateur aussi intuitive que possible.

Toutefois, pour les populations les moins familiarisées avec les outils numériques, il pourra être nécessaire d’aller plus loin dans l’accompagnement. Primobox met ainsi à la disposition des utilisateurs de myPrimobox une équipe support dédiée à l’assistance technique. Tout collaborateur ayant oublié son mot de passe, rencontrant des difficultés de connexion ou ne retrouvant pas l’un de ses documents sur son espace personnel peut alors joindre l’équipe support myPrimobox. Une réponse personnalisée est apportée à chacun en moins de 48h. De cette manière, quelle que soit l’appétence pour l’informatique de chaque utilisateur myPrimobox, aucun n’est laissé seul face à ses interrogations.

Renforcer l’accompagnement au changement

Mettre en place un projet de dématérialisation RH dans une organisation (et le réussir) implique une communication interne efficace. L’objectif ? Faire adhérer les collaborateurs au projet en leur démontrant les bénéfices de l’innovation proposée.

Dans cette optique, Primobox fournit à ses clients un kit de communication dès le début du projet. Celui-ci permet de communiquer régulièrement auprès des collaborateurs avant la mise en place de la solution. Il comprend notamment :

  • Un exemple de courrier d’information
  • Un exemple de mail et de courrier d’activation contenant les identifiants des utilisateurs
  • Une note sur les avantages de la dématérialisation
  • Une vidéo tutorielle de la plateforme myPrimobox
  • Le flyer et l’affiche de l’application myPrimobox

Cette transparence dans la communication a, par exemple, permis à l’association ifac de faire de son projet de dématérialisation RH un succès. En choisissant de dématérialiser ses 3 000 bulletins de paie mensuels, la Direction des Ressources Humaines a rapidement pris conscience de la nécessité d’une bonne communication interne. Romain Salvatore, Responsable RH précise : « Nous avons préparé le changement en expliquant concrètement le déroulé du projet. Il était important de rassurer les salariés mal à l’aise avec l’outil informatique et de rappeler globalement tous les avantages de la dématérialisation : l’accessibilité simplifiée aux documents, la conservation sécurisée ou encore la possibilité de stocker des documents personnels dans leur espace myPrimobox. La dématérialisation est entrée dans les habitudes sans problème. »

À découvrir : l’intégralité du témoignage client ifac.

Favoriser l’accès au numérique pour tous

Consciente de l’enjeu sociétal que représentent les inégalités d’accès au numérique, Primobox s’engage aux côtés de plusieurs organismes afin de le rendre accessible au plus grand nombre.

Cet engagement prend la forme de différentes actions au niveau local avec Bordeaux Mécènes Solidaires et au niveau national avec la DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale) et l’UNCCAS (l’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale).

Dans le cadre du mécénat de compétences proposé aux collaborateurs de Primobox avec Bordeaux Mécènes Solidaires, certains ont par exemple, choisi d’agir aux côtés du Centre social de la Châtaigneraie. Celui-ci a rejoint le programme Quartiers Numériques (2) au début de l’année 2021 pour renforcer l’inclusion numérique au sein de ce quartier de Pessac (Gironde). L’objectif de la démarche est de permettre aux habitants du quartier volontaires d’assister à des ateliers pour améliorer leurs connaissances informatiques et se sentir moins isolés dans les démarches en ligne.


Nicolas Correia Scrum Master chez Primobox

Rencontre avec Nicolas Correia, Scrum Master chez Primobox

Chez Primobox, l’organisation de nos équipes vise à assurer la réussite des projets de dématérialisation de nos clients.
Partez à la rencontre de nos collaborateurs ! Découvrez leur rôle chez Primobox et la manière dont ils contribuent à améliorer l’expérience de nos clients.

Quel est ton rôle chez Primobox en tant que Scrum Master ?

« De manière générale, au sein d’une équipe qui travaille en Agilité, le Scrum Master est responsable de la mise en œuvre et de l’application de la méthode Scrum. Celle-ci représente un cadre de travail. Mon rôle est donc de veiller à ce que ce cadre soit appliqué chez Primobox tel qu’il est décrit dans la théorie. La manière de travailler au sein de ce cadre est ensuite définie avec l’équipe de développement. Elle dépend aussi beaucoup de la culture d’entreprise. Par exemple, la méthode Scrum propose de fonctionner à l’aide de « sprints ». Ce sont des intervalles de temps courts pendant lesquels l’équipe technique développe et teste de nouvelles fonctionnalités. Chacun d’entre eux s’achève avec une « revue de sprint » qui permet de présenter le travail effectué aux différentes parties prenantes. Chez Primobox, c’est assez spécifique puisque tous les collaborateurs y sont conviés. Cela permet une meilleure transmission des informations auprès des autres services et apporte de la cohésion en interne autour de nos applications, qui sont le cœur de notre métier. »

Quels sont les indicateurs de succès que tu observes ?

« L’un des objectifs du Scrum Master est de s’assurer que les sprints se déroulent le mieux possible. Chez Primobox, ils durent 15 jours. Pour monitorer leur succès, je vais principalement observer deux indicateurs à la fin de chacun d’entre eux : la vélocité de l’équipe et son taux d’engagement. Le premier mesure l’ensemble du travail réalisé par l’équipe au cours du sprint. Le second consiste à évaluer la capacité de l’équipe à planifier son travail pour le sprint. En début de sprint, l’équipe s’engage sur le contenu qu’elle estime pouvoir réaliser. À la fin du sprint, je compare cet engagement à ce que l’équipe a effectivement été capable de délivrer. L’objectif est qu’il y ait le moins d’écart possible entre les deux. Cela permet de s’engager sur des roadmaps [NDLR : feuilles de route produits], à la fois en interne et auprès des clients. Ces indicateurs dépendent beaucoup de la séniorité et de l’ancienneté de l’équipe. L’un des moyens d’atteindre nos objectifs est donc d’avoir une équipe aussi stable que possible au fil des sprints. »

Graphique sprint review

Qui sont tes principaux interlocuteurs au quotidien et comment travailles-tu avec eux ?

« Je travaille beaucoup avec les équipes de développement ainsi qu’avec les Product Owners [NDLR : les chefs de projet en mode agile]. Dans les deux cas, mon rôle est de leur proposer des outils et des méthodes de travail pour les aider à se structurer. J’interviens également pour lever des obstacles, pour fluidifier la communication ou pour prendre en charge la mise en place de nouveaux outils si besoin. Par exemple, j’ai eu l’occasion de travailler avec l’équipe pour l’amener à formuler la « definition of done ». J’ai donc organisé un atelier qui leur a permis d’identifier les critères et les étapes nécessaires pour déterminer qu’une fonctionnalité (ou tout autre item) est terminée et qu’elle peut passer en production.

Pour résumer, je dirais que mon objectif principal est de permettre aux équipes de développement et aux Product Owners de gagner du temps dans leur quotidien et de se concentrer sur la production de valeur pour les utilisateurs. »

Selon toi, quels sont les bénéfices de l’Agilité pour les utilisateurs des solutions de Primobox ?

« J’identifie quatre avantages principaux pour nos utilisateurs. Le premier est qu’ils sont intégrés dans les choix qui sont faits sur nos applications. Ils sont invités à nous faire leurs retours tout au long du cycle de développement alors qu’auparavant, ils n’étaient sollicités qu’en début de projet et en phase de validation finale.

Le deuxième avantage est que l’organisation sous forme de sprints nous permet de fiabiliser notre engagement sur la roadmap. Grâce au suivi des indicateurs, nous sommes capables d’étudier chaque fonctionnalité qui doit être développée et d’évaluer combien de sprints vont être nécessaires pour la réaliser. Du point de vue client, cela permet d’avoir plus de visibilité sur le développement des fonctionnalités à venir.

Le troisième bénéfice de l’Agilité est l’amélioration de la qualité des développements. En effet, pour qu’une nouvelle fonctionnalité soit ajoutée sur l’application, il faut qu’elle respecte la « definition of done ». Si elle atteint ce stade, cela signifie que le process de qualité défini par l’équipe a été respecté.

Le dernier avantage de la méthode agile pour les utilisateurs est de bénéficier de livraisons plus régulières. Chez Primobox, dans la mesure où les sprints durent 15 jours, nous mettons à disposition de nos clients au moins une livraison tous les 15 jours. À chaque fois, l’application est améliorée soit par l’ajout d’une ou de plusieurs nouvelles fonctionnalités, soit par une éventuelle correction de bug. Auparavant, les livraisons étaient beaucoup moins régulières puisque les cycles de développement étaient beaucoup plus longs. »

Vous vous êtes reconnu dans cet article ?


Expérience collaborateur positive

Qu’est-ce qu’une expérience collaborateur positive pour la marque employeur ?

L’expérience collaborateur se pose au cœur de la qualité de vie au travail. Elle s’appuie sur une promesse RH forte : évolution de carrière, engagement RSE, ambiance et bien-être au travail. Tout cela compte autant pour la performance des équipes que pour la marque employeur.

L’expérience collaborateur dépasse les simples aspects légaux comme les activités du Comité Social et Économique (CSE) ou les Tickets restaurants. Si elles veulent attirer, recruter et fidéliser les meilleurs collaborateurs, les entreprises doivent aller plus loin. Et elles le font : baby-foot, table de ping-pong, décoration des open-spaces, kick off, team-building, séminaires, after-works et autres rendez-vous plus ou moins formels…  Malheureusement ces initiatives très en vogue montrent un effet très limité dans l’amélioration de l’expérience collaborateur.

L’expérience collaborateur dépasse la “Happyness attitude”

Si l’ambiance et la détente comptent, elles ne sont de loin pas suffisantes pour :

  • renforcer l’engagement des collaborateurs,
  • stimuler la performance de l’entreprise,
  • améliorer la qualité de vie au travail.

Or, selon le Baromètre de l’expérience collaborateur, ce sont là les trois objectifs principaux à atteindre. Pour cela, il convient de prendre en compte l’ensemble des interactions et expériences vécues par un collaborateur, du processus de recrutement à son départ de l’entreprise. Dès lors, la qualité de vie au travail ne peut effectivement pas se réduire à l’office management et à un Chief Happiness Officer pour lutter contre le burn-out et le stress au travail, par exemple.

Un chiffre résume ce constat : 75% des personnes démissionnent en partie à cause des pratiques managériales. Ces dernières offrent un terrain d’interventions très vaste pour obtenir une expérience collaborateur positive. Citons en particulier :

  • le management par le stress,
  • la pression incessante tant du manager que du client,
  • la dernière minute érigée en règle de conduite,
  • les procédures internes lourdes et longues,
  • la faible reconnaissance.

Un « award » de l’organisation où il fait bon vivre ne cachera pas ces facteurs nuisibles à la bonne marche de l’entreprise, s’ils existent. À l’inverse, un tel label produit un vrai impact en interne s’il consacre effectivement :

  • un environnement de travail stimulant,
  • un management bienveillant, davantage coach que chef,
  • une culture d’entreprise forte et partagée,
  • une qualité de vie au travail réelle (télétravail, activités, conciergerie…)
  • des opportunités de développement de carrière (formations, promotion, mobilité…).

La réputation d’employeur pèse sur la pérennité économique

Dit autrement, développer une expérience collaborateur positive repose sur des actions concrètes et pas seulement un slogan de publicité voué à créer un imaginaire très éloigné de la réalité. D’ailleurs, idéaliser son apparence se retourne toujours à un moment ou un autre. À court terme, le candidat s’estimant trompé sera moins enclin à rester, provoquant une hausse importante du turnover. À long terme, la réputation de l’entreprise peut être fortement impactée par le bouche-à-oreille ou des évaluations sur des sites tels que Glassdoor.

Ainsi, ne pas se préoccuper de l’expérience collaborateur finit par détériorer l’image de la marque employeur. Les nouveaux talents ne postulent plus pour remplacer les postes vacants ou à créer. Et au final, l’entreprise ne dispose plus des ressources humaines nécessaires pour assurer sa pérennité économique.

S’attacher aux signaux faibles et pratiques managériales

Chaque entreprise se doit de développer ses propres axes d’amélioration en matière d’expérience collaborateur. Pourquoi ? Tout simplement car il n’y a pas de solution uniforme. En revanche, il existe des principes et des méthodes qui permettent de réussir à traiter toute la dimension du sujet. Il s’agit en particulier de l’attention donnée aux signaux faibles. Pour que l’entreprise soit en capacité de les capter et de s’en saisir, elle a besoin d’une communication fluide et transparente entre les managers et leurs équipes.

Cette fluidité des échanges passe probablement par la réduction des aspects hiérarchiques et par une écoute plus forte aux points de blocages dans la réalisation des missions confiées aux salariés. Par exemple, un outil métier parfaitement compris et maîtrisé enlève une source importante de stress au collaborateur et améliore d’autant sa productivité et son efficacité. Pour cela, il faut s’assurer de ses besoins de compétences et l’adéquation de l’outil avec les tâches qui sont demandées au salarié.

Aujourd’hui, le numérique apporte non seulement ces réponses opérationnelles à l’ensemble des collaborateurs, mais il s’avère également utile pour piloter et suivre l’évolution de l’expérience collaborateur. Il apporte à la fonction RH :

  • des indicateurs de performance (KPIs) pour mesurer l’impact de chaque action menée,
  • une base de connaissance (knowledge base), mise à jour régulièrement, pour qualifier et améliorer chaque processus mis en place,
  • une capacité à se connecter à différents environnements technologiques : base de données, gestion et suivi de projet, planning, CRM, ERP…

Quand le salarié devient ambassadeur de la marque employeur

Les outils de pilotage sont nécessaires, mais pas suffisants. Les DRH ont aussi besoin, avec l’aide des managers, de savoir répondre rapidement aux attentes. Cette réactivité s’avère un point déterminant dans l’expérience collaborateur et son impact sur la marque employeur. Ainsi, l’entreprise montre, par les faits, sa réelle préoccupation pour le vécu de son personnel.

Dès lors, chaque collaborateur dispose des moyens appropriés pour être épanoui dans son travail. Par la suite, il peut même devenir, sans que l’entreprise l’y incite, un ambassadeur de la marque. D’un côté, à l’occasion de soirées avec des amis ou par ses publications sur les réseaux sociaux, il répercute à l’extérieur son bonheur à travailler dans l’entreprise avec des faits à l’appui. D’un autre côté, il recommande des connaissances à postuler lorsqu’un poste s’ouvre au recrutement. La boucle est bouclée : dans un environnement concurrentiel pour attirer de nouveaux talents, l’expérience collaborateur positive permet de bonifier la marque employeur et attirer, via la cooptation et son image à l’extérieur, des profils qui ne seraient pas venus autrement.


L'absentéisme en entreprise, du constat à l'action RH

L'absentéisme en entreprise, du constat à l'action RH

Le baromètre 20211 de l’assureur Gras Savoye Willis Towers Watson sur l’absentéisme en entreprise a jeté un pavé dans la marre au moment de sa parution en août 2021. On y apprend que le taux d’absentéisme en France a augmenté de 20% en 2020, atteignant 5.04% du temps de travail théorique.

Si noter une hausse du nombre d’arrêts maladie dans un contexte de crise sanitaire relève presque de la lapalissade, en s’intéressant au phénomène de plus près, on constate que l’augmentation de l’absentéisme au travail est loin de se cantonner aux arrêts maladie pour cause de covid.

La définition de l’absentéisme est ainsi plus large : il s’agit d’une incapacité à travailler dont la cause n’est ni prévisible ni régulière : arrêts pour maladies ordinaires, accidents de travail, maladies professionnelles et absences injustifiées2.

Quelle qu’en soit la cause, l’absentéisme perturbe par définition le fonctionnement de l’entreprise. Sa hausse doit donc constituer un signal d’alerte pour la Direction des Ressources Humaines.

Une explosion de l’absentéisme depuis le début de la crise sanitaire

Challenges3, qui propose une analyse du baromètre Gras Savoye Willis Towers Watson, met en avant une statistique éloquente : 34% des employés des entreprises françaises ont été arrêtés en 2020, ce qui représente une hausse de plus de 6 points par rapport à 2019. Cette progression concerne tous les secteurs économiques, hormis les cafés, hôtels et restaurants qui ont dû garder leur rideau baissé pendant plusieurs mois en 2020.

Le journal de l’économie4 précise que les secteurs les plus impactés par la hausse de l’absentéisme sont la santé et la logistique avec des taux respectifs de 10% et 8% (contre 7.59% et 6% en 2019). Dans les faits, l’augmentation concerne davantage les non-cadres puisqu’ils ont en moyenne manqué 7% de leur temps de travail (contre 5.7% en 2019) tandis que chez les cadres, la hausse est moins importante : 2.42% en 2020 contre 2.17% en 2019.

Cette hausse de l’absentéisme en entreprise serait, en grande partie, liée à la crise sanitaire. Ainsi Courrier Cadres5 relève que trois facteurs ont été prépondérants pendant l’année 2020 : les arrêts de travail pour garde d’enfant, pour vulnérabilité au covid-19 ou pour cohabitation avec une personne vulnérable. À cela s’ajoutent les cas positifs au covid ainsi que les cas contacts, contraints de s’isoler. Au total, 47% des arrêts maladies de la première moitié de l’année 2021 étaient liés de manière directe ou indirecte au covid-19 selon l’Observatoire des situations de travail de Malakoff Humanis6.

Un dernier facteur d’absentéisme lié à la crise sanitaire doit également être pris en compte. Il s’agit de celui lié au deuil. En effet, l’épidémie ayant tué plus de 116 000 personnes en France depuis son commencement, de nombreux salariés se sont trouvés endeuillés. Ainsi, selon une étude d’Empreintes-Credoc-CSNAF décryptée par le journal Sud Ouest7, l’absentéisme lié au deuil a considérablement augmenté depuis 2 ans : en 2021, 67% des Français affectés par un deuil ont dû suspendre leur activité professionnelle au moins une fois, contre 43% en 2019. Selon les résultats de l’enquête (8), ces absences peuvent alors prendre la forme d’une autorisation d’absence, d’un arrêt maladie, d’un congé sans solde ou encore d’une mise en disponibilité (dans la fonction publique).

Des causes structurelles de l‘absentéisme qui nuisent à l’engagement des collaborateurs

Si l’impact de la crise sanitaire sur l’absentéisme au travail est indéniable, en considérant les chiffres de ces dernières années, il apparaît que sa hausse avait commencé bien avant 2020. En effet, selon le baromètre Gras Savoye Willis Towers Watson1, entre 2016 et 2019, le taux d’absentéisme en entreprise avait augmenté de 16%, passant de 3.61% à 4.18%.

À noter que la fonction publique n’est pas en reste puisque selon un rapport de la Cour des comptes rendu public le 9 septembre 2021 et décrypté par Le Point9, le nombre annuel de jours d’arrêts maladie par agent a augmenté de 21% entre 2014 et 2019.

Parmi les causes de la hausse de l’absentéisme ces dernière années, l’étude Gras Savoye dénonce notamment :

  • une perte de sens dans le travail
  • une usure professionnelle
  • des risque psychosociaux croissants
  • un manque de reconnaissance
  • un équilibre fragile entre les sphères personnelle et professionnelle
  • un manque de formation des managers.

Challenges10 note toutefois une disparité structurelle entre le taux d’absentéisme des femmes et celui des hommes. En effet, en 2020, il était de 6,08% pour les premières, contre 4,52% pour leurs homologues masculins. Noémie Marciano, Directrice Offre de Conseil Health & Benefits chez Gras Savoye, explique alors que « les surcharges de travail, la pénibilité des tâches ou le manque de reconnaissance » jouent un rôle important dans l’absentéisme féminin. À ces causes professionnelles, s’ajoute le poids de la sphère personnelle puisqu’au sein du foyer, les femmes prennent encore majoritairement en charge « les tâches domestiques, l’éducation des enfants, ou encore le soutien d’un proche en fin de vie ».

Quel que soit le genre des salariés, l’ensemble des facteurs précédemment cités contribue à détériorer leur engagement, comme le souligne Laurent Termignon, directeur de l’activité Talent & Rewards de Gras Savoye dans un article de Focus RH11. Un cercle vicieux se forme alors entre désengagement des collaborateurs et absentéisme au travail : « le manque d’engagement des collaborateurs a tendance à aggraver l’absentéisme, et un absentéisme élevé peut nourrir le désengagement« .

Des répercussions financières importantes et une prise de conscience progressive de la part des entreprises

Les conséquences de la hausse de l’absentéisme pour les entreprises ne sont pas neutres. En effet, Noémie Marciano précise sur BFM Business12 que : « l’absentéisme en entreprise engendre des coûts directs et indirects, comme le maintien de salaire et le financement d’un régime de prévoyance, le recrutement d’un remplaçant mais aussi la baisse de la productivité et la désorganisation ». Challenges10 pointe par ailleurs du doigt un coût indirect particulièrement difficile à estimer : la dégradation du climat social causée par l’absentéisme.

En additionnant ces différents coûts liés à l’absentéisme, le baromètre Gras Savoye1 démontre que, pour une entreprise de 1 000 salariés avec un salaire annuel moyen de 30K€ et un taux d’absentéisme de 5%, le coût complet pour l’employeur se situe entre 1,5 et 3 millions d’euros par an.

Face à ce constat alarmant, les Directions des Ressources Humaines se mettent progressivement en ordre de marche pour améliorer l’engagement de leurs collaborateurs et ainsi agir sur l’absentéisme galopant. Selon Focus RH11 qui détaille les résultats d’une étude menée par Gras Savoye auprès de 120 DRH en début d’année 2021, accroître l’engagement des collaborateurs va être l’un des défis majeurs de la fonction RH dans les prochaines années. En effet, 36% des DRH estiment que l’amélioration de l’engagement des salariés est l’une de leurs préoccupations principales.

Pour améliorer l’expérience de vos collaborateurs tout au long de leur parcours dans l’entreprise, et si vous passiez à la dématérialisation RH ?


Portrait-robot du collaborateur de demain

Portrait-robot du collaborateur de demain

La crise sanitaire a accéléré la mutation des modes de travail et des relations entre collègues. Les salariés eux-mêmes aspirent à des changements. De quoi redessiner le portrait-robot du collaborateur de demain.

De nouvelles compétences attendues

La digitalisation transforme la manière de travailler. Elle permet d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, ou pénibles physiquement quand c’est possible. Chaque collaborateur voit le périmètre de sa mission évoluer : selon un rapport du cabinet Forrester1, 15 à 50% des emplois seront impactés à l’horizon de 2025. Et la fonction RH est doublement concernée. Elle peut tirer avantage de la dématérialisation et de la digitalisation d’une grande partie de ses tâches administratives, pour dégager du temps et mieux accompagner les collaborateurs.

En effet, c’est à elle de mettre en place les bons dispositifs pour permettre au personnel de conforter leurs savoir-faire et acquérir de nouvelles compétences. La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) joue un rôle clé en permettant de suivre chaque collaborateur autour de trois enjeux :

  • la remise à niveau des compétences et des savoirs pour permettre à chaque collaborateur de s’adapter à l’évolution de son poste,
  • la montée en compétences pour évoluer vers une nouvelle fonction,
  • le développement de compétences transversales pour favoriser le travail entre équipes et le changement de carrière moins brutal.

Des collaborateurs qui se forment en continu de manière volontaire et organisée

Si la formation régulière est importante, elle exige des collaborateurs une forte capacité d’adaptation et l’envie d’apprendre constante. Plusieurs évolutions permettent une plus grande autonomie sur ce sujet. D’abord, le compte personnel de formation pour financer leur choix. Ensuite, le fort développement de l’e-learning permet de suivre des formations par petits modules de courte durée, qui peuvent s’insérer dans l’agenda quotidien, au lieu de bloquer plusieurs jours. Enfin, l’entreprise peut elle-même engager des programmes de formation en interne, y compris avec des centres de formation intégrés.

Ce qui peut expliquer qu’à présent dans le processus de recrutement, les DRH vont recruter un collaborateur beaucoup moins sur ses compétences métiers, qui peuvent être mise à niveau sans difficulté, et beaucoup plus sur ses savoir-être. Par nature, ces derniers s’avèrent plus difficiles à acquérir, car ils ont trait à la personnalité, à la culture et à l’éducation. Parmi ces savoir-être, appelés aussi « soft skills », il est notamment attendu du collaborateur de demain de :

  • la créativité
  • l’empathie
  • l’intelligence émotionnelle
  • la capacité à travailler en équipe
  • l’agilité.

Nouvelle organisation, nouveaux enjeux

Ces nouvelles attentes en termes de compétences sont d’autant plus importantes que l’organisation du travail a connu une transformation majeure en 2020 : le télétravail généralisé pour une partie des salariés. Sur ce sujet, les confinements successifs ont montré différentes attentes chez les salariés et les employeurs. Au premier confinement, le choix n’était pas permis : le télétravail a été la norme pour toute entreprise qui pouvait continuer de fonctionner avec du personnel bloqué chez lui.

Mais depuis juin, et surtout septembre 2020, la proportion de collaborateurs travaillant à distance tend à rejoindre son niveau d’avant-crise. Ce retour vers la normale est mis en lumière par le baromètre Malakoff-Humanis2 : si en mai 41% des salariés étaient en télétravail, ils n’étaient plus que 31% en mars 2021, contre 30% en novembre 2019. De son côté, le ministère du Travail estimait cette proportion à 26% en février dernier. Ainsi, ce qui semblait un acquis à la sortie du confinement ne l’est pas forcément.

Et ce n’est pas uniquement de la seule volonté de l’employeur pour reprendre le contrôle sur son personnel, puisque la productivité a augmenté de 22% avec le télétravail, selon l’institut Sapiens3. Les salariés sont divisés entre l’autonomie gagnée et l’économie de temps dans les transports, et l’attente d’interactions sociales fortes avec ses collègues que seul le présentiel peut contenter. À cela s’ajoute l’intérêt de changer d’atmosphère pour couper la vie professionnelle avec la vie personnelle. Car à la maison, les deux sphères s’entremêlent encore plus qu’avant. Et la coupure digitale s’avère bien plus difficile à respecter. Reste que demain, le collaborateur, quand cela sera possible, verra donc sa semaine coupée en deux : un temps en entreprise comme avant, et un temps à distance comme pendant le confinement.

Sources

  1. Étude Forrester “European Prediction 2021”
  2. Malakoff Humanis “Baromètre annuel Télétravail 2021”
  3. Institut Sapiens “Quel avenir pour le télétravail ? Pérenniser et sécuriser une pratique d’avenir”